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vendredi 4 septembre 2015

Yannis

Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout – peut-être qu’il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d’assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger…
Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s’accrocher à son dernier espoir : un rendez-vous fixé à Paris…
Yannis
Florence Hinckel 2015

Merci à Nathan Syros et à Babelio.

Le projet de U4 est ambitieux. Quatre romans écrits par quatre auteurs différents sur quatre personnages vivant dans le même monde et ayant le même objectif : rejoindre Paris pour le 24 décembre et tenter de résoudre le problème d’U4, ce virus qui a décimé l’espèce humaine dans son intégralité, à l’exception des 15-18 ans. Cela ne pouvait qu’attirer mon attention, sans compter qu’il s’agit d’un de mes genres préférés : l’anticipation.

Du coup, c’est avec beaucoup d’avidité que je me suis plongée dans ce roman que j’ai dévoré en une journée, tant je l’ai apprécié. Le style de Florence Hinckel est agréable et nous permet de nous mettre dans la peau de Yannis, un jeune Marseillais qui est complètement perdu après la mort de sa famille. Il se cache sous le mental de son avatar de WOT, Adrial, pour se donner du courage et tenter le grand voyage vers Paris, malgré les nombreuses difficultés qu’il rencontre. Il évolue dans un monde complètement dévasté et tellement réaliste que je m’y serais crue.

L’humanité de ce personnage et sa fragilité face aux événements m’a beaucoup plu, et je l’ai trouvé particulièrement crédible et attachant. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette première aventure en sa compagnie, mais j’ai très peur de lire les trois autres romans. En effet, j’ai pu rencontrer, grâce à Yannis, les trois autres personnages de la saga : Koridwen, Jules et Stéphane. J’ai trouvé qu’ils passaient quand même pas mal de temps ensemble et j’ai donc vraiment peur de revivre certaines scènes… deux fois, ou trois, voire quatre. Je m’imagine déjà les répétitions…

Ensuite, je noterai cette fin qui ne m’apporte pas ce que je souhaitais. Je n’ai pas de réponse quant à ce qui va se dérouler ensuite, si une solution est trouvée, si… bref, pour moi, ce n’est pas une fin, et j’ai presque peur d’imaginer que cela sera le cas pour les autres aussi, du moins pour Stéphane. D’ailleurs, parlons-en des autres personnages : j’ai pu les rencontrer et faire leur connaissance. Autant j’ai apprécié Kori et Jules, autant Stéphane m’a insupportée. Comment vais-je supporter de lire le roman Stéphane du coup ?

Alors, oui, c’était une excellente lecture, j’ai adoré cette histoire, les péripéties, et presque tous les personnages. Mais j’ai très peur pour les trois autres romans, et j’espère vraiment qu’ils vont se compléter plus qu’ils ne vont se chevaucher, et qu’il y aura quelques réponses supplémentaires dans les autres romans, voire que la lecture de chacun nous donne une partie de la solution.

Jules »

jeudi 4 juillet 2013

Théa pour l’éternité

Théa est secrètement amoureuse de Théo, son voisin et meilleur ami d’enfance, qui lui préfère la pom-pom girl du lycée. Théa vit seule avec sa mère, une ancienne présentatrice de télévision obnubilée par le souci de paraître jeune. Théa a l’impression que le temps passe trop vite et que les promesses de l’enfance sont déjà loin. Alors, quand le professeur Jones lui propose d’être le plus jeun cobaye d’un programme visant à stopper le vieillissement, Théa se dit que c’est une chance unique qui s’offre à elle…
Théa pour l’éternité
Florence Hinckel 2012

Un petit mot sur ce roman. J’en avais entendu parler il y a très longtemps, à l’époque des débuts du premier blog, mais je n’ai jamais eu l’occasion de me pencher sur ce texte. Puis, quand je suis passée à la bibliothèque, il était là. Alors, pourquoi pas ?

Finalement, j’ai vécu un bon moment, bien que l’histoire ne soit pas du tout crédible. Outre l’aspect scientifique un peu tiré par les cheveux, j’avais l’impression que le médecin se fichait de Théa du début à la fin : quel médecin, de nos jours, voudrait tester un remède miracle sur une mineure en pleine santé, sachant qu’il n’a pas été testé avant sur l’homme ? Comme je vous le dis, pas du tout crédible.

Mais passons sur cet aspect car, finalement, on est en pleine fiction, donc on va se concentrer sur le message qui est délivré et sur les bons moments que nous fait vivre ce roman : j’ai bien aimé l’enchaînement des actions, les prises de conscience de Théa petit à petit, elle qui réalise que sa vie a complètement changé et qui forcément se met à douter. Son envie de prendre sa vie en main loin de tout, aussi.

La conclusion de ce livre m’aura plu, car elle est triste tout en étant joyeuse et permet de remettre les choses en perspective pour la jeune fille. On ne peut pas parler de bon ou de mauvais choix, car il y aura toujours du positif et du négatif, et c’est un peu ce que ce livre m’aura fait ressentir à la fin : peu importe les choix qu’on fait, il faut juste vivre avec. Et pour Théa, cela risque d’être bien long…